|
La mise en place
d’un programme de e-learning – ou de FOAD (FOrmation
en ligne et À Distance) – devient nécessaire voire indispensable
dès qu’une entreprise dispose de plusieurs établissements
dispersés sur le territoire et/ou de filiales à l’étranger,
comme c’est le cas dans le secteur de la bancassurance. En éliminant la plupart des contraintes liées au temps et à l’espace,
en autorisant une adaptation plus fine aux besoins de formation de chaque établissement
et même de chaque apprenant, le e-learning permet de réduire les
coûts de formation de façon spectaculaire. À
cet avantage s’ajoute l’efficacité d’une pédagogie
dans laquelle image, voix et texte harmonieusement mêlés, s’appuient
sur l’interactivité pour que le contenu soit mieux mémorisé et
les progrès mieux mesurés. Voilà du moins ce que l’entreprise peut être fondée à attendre du e-learning. Cette théorie, séduisante et argumentée, a fait l’objet de nombreux ouvrages savants. Mais le passage à la pratique est loin d’être aussi évident, les enquêtes de terrain qui pourraient en témoigner se font plus rares, et le parcours du DRH est semé d’embûches.
Les questions pratiques
Des
réponses prudentes, mais cohérentes D’une enquête que nous réalisons actuellement auprès d’une série d’entreprises françaises dans différents secteurs dont la bancassurance, et qui ont une expérience dans le e-learning, il ressort que la plupart s’accordent pour critiquer violemment les LMS et les plates-formes, ainsi que la pauvreté des contenus actuellement sur le marché. Mais elles admettent l’indéniable gain de temps et les économies induites par ce mode de formation. Elles soulignent également sans exception les deux conditions indispensables à la réussite d’un projet de e-learning : le soin qui doit être apporté à l’ergonomie des modules, (la négligence dans ce domaine pouvant faire échouer l’ensemble du projet), et l’implication nécessaire de la direction de l’entreprise dans le déploiement d’un système qui constitue une petite révolution. Certaines parlent même d’un véritable « changement de posture ». Les entreprises interrogées présentent en revanche des divergences dans leur approche de questions plus fines, comme celle de l’opportunité de mixer « présentiel » et « on line », ou celle plus délicate de contrôler le niveau, les progrès et l’assiduité des apprenants. Pour résumer, le tableau du e-learning en France que brossent ces entreprises, s’il est encore loin d’être terminé, présente tout de même, au-delà du flou de l’esquisse, des parties plus nettes et plus colorées qui font espérer bientôt l’apparition d’un paysage cohérent.
|
||||||
|